23rd oct, 2002

Théorie unifiée de la pensée et du calcul (profession de foi)

La pratique non-philosophique se mesure à l’effet clone, elle n’est pas identifiable comme spécifiquement non-philosophique par sa cause ” Identité-en-personne ” et pourrait donc être identifié par une autre cause : “machine” par exemple.

Alors, y a-t-il nécessité d’une non-philosophie et d’une théorie non-philosophique ? Et faut-il confondre le non-philosophe et sa théorie ?

Pour prendre l’analogie de la machine de Turing, celle-ci est soit (vision classique) la description sous un certain format d’une pratique (identique à la pensée de l’Homme) à venir, soit (vision dynamique) l’exécution par un mathématicien (ou un ordinateur) d’une description sous un certain format d’une pratique en cours (identique à la pensée de l’Homme).

Si l’on admet que théorie (matériau philosophique) signifie : ” description d’une pratique ” et que non-philosophe, mathématicien (ou ordinateur) signifie également ” Homme “, la vision dynamique devient très proche d’une définition de la non-philosophie qui serait : ” Vécu par un non-philosophe d’une pratique en réel d’un matériau philosophique ” qui pourrait se dire : ” Pratique en réel par un Homme d’une pratique en réel d’une description sous un certain format d’une pratique en cours (identique à la pensée de l’Homme) “.

Les questions qui se posent concernent alors :

• ” la pratique en réel ” et donc la possibilité d’une ” machine de Turing ” en Réel,

• la possibilité d’une vision classique.

dans l’affirmative, la non-philosophie peut alors être vue comme : “une pratique en réel d’une description sous un certain format d’une pratique en cours (identique à la pensée de l’Homme) ”

On voit par cette analogie, que le non-philosophe, la théorie et sa pratique ne font pas nécessairement qu’un, ou plutôt comme le dirait la non-philosophie qu’ils ne font un qu’en dernière-identité. On peut, par ailleurs, se demander quel est le ” sens classique ” dans l’expression “machine au sens classique” ? Est-ce le sens donné par Turing ? ou le sens dit “commun” ? Y a t’il une division de la non-philosophie en théorie inerte et pratique ? Et est-ce la pratique qui doit être construite au préalable ?

Si l’on reprend la dichotomie proposée par l’analogie ” Machine de Turing “, ce n’est pas ” la pratique ” qui doit être construite au préalable, mais ” les conditions (description) de cette pratique “.

L’existence d’une ” description de cette pratique ” qui prend en compte la désignation d’un ” Réel-en-personne ” sans le représenter (dans une mise en lieu et place) mais qui permet une pratique en Réel (de) ” cette description d’une pratique ” n’est pas une contradiction. Affirmer le contraire nierait toute possibilité d’écrire ” sur ” et ” de ” la non-philosophie.

Serait-ce, alors, en contradiction avec le Réel-en-personne ? Car affirmer que ” seuls les effets seraient appréciables ” implique de préjuger de la nature de l’Identité-en-personne. Mais est-ce préjuger du ” Réel-en-personne ” ou préjuger de la ” forme des effets (du) Réel ” : Le clone ? Affirmer que seuls les effets sont appréciables, est seulement affirmer que le ” Réel-en-personne ” ne l’est pas. Ce qui est un axiome de la non-philosophie. Le seul ” autre tiers” est la non-philosophie, elle-même. Mais soit, celle-ci est ” en-Réel ” et ne peut donc pas être appréciée non plus, soit elle est une ” théorie ” à mettre en pratique et est d’un type clonale.

Par ailleurs, préjuger de la nature de l’Identité-en-personne permet -à tord- de conclure à l’automaticité des effets et donc à leur productibilité par une machine.

Mais, là encore, préjuge t’on de ” par une machine ” ou de ” production ” ? En posant alors seulement l’axiome suivant : tout ce qui peut être produit, peut l’être par l’activité d’une machine ? 

La non-philosophie oppose, en général, la volonté qu’elle appelle “Homme”, au destin qu’elle appelle “Automate” en prenant fait et cause pour la volonté contre le destin. C’est sans doute une décision que nous pourrions taxer de “philosophique”, car le choix contraire ne nierait en rien les conclusions essentielles de la non-philosophie : le Réel “immanence-radicale”, la pratique et le donné-sans-donation. Il est donc possible d’affirmer que la pratique non-philosophique n’est pas un automate simulant l’homme. Mais peut être est-ce ” un automate ayant-une-autre-action-de/sur l’Homme ” ? Si “le non-philosophe vie une pratique non-philosophique” ne peut-on dire : le non-philosophe est l’Homme, vivre est une pratique en Réel, une pratique est une activité organisée de manière stricte et reproductible ce qui est aussi la définition d’un automate, non-philosophique est ” en-Réel “, sans-donation, En-Homme, donc : l’Homme pratique en Réel un automate En-Homme et comme l’Homme pratique en Réel la non-philosophie alors la non-philosophie est un automate En-Homme.

Comme En-homme ne simule pas l’Homme dans un sens classique, La question devient : En-Homme est-il autre chose qu’une vision ” clonale ” de l’Homme-Un ? Et donc une simulation mais d’une ” nouvelle espèce : non-philosophique” de l’Homme ? La différence avec la simulation philosophique étant que la précédente est en-Un !

Quels sont donc les effets de la pratique non-philosophique ? Si l’effet du clonage n’est pas automatique - sujet soulevé par la ” pratique en pratique ” : la pratique permanente -, la question pourrait être : ” peut-on avoir une pratique (de) rien “, une pratique sans objet, sujet, résultat ? Si la réponse est non alors les conditions de la pratique lui sont un préalable : soit en non-philosophie : le Réel et la donation [(du) clone].

Ces effets de la pratique, formé pour partie de choses inertes du Monde et pour partie d’une immanence radicale ou “vécue” pour s’unir sans se mélanger dans le ” sujet-existant-Etranger ” doivent être continûment rapportés à l’identité-en-personne pour ne pas redonner de la philosophie inerte.

L’être-performé de l’Identité n’est pas lui-même visible mais se marque par des effets à même leur forme-philosophie ou monde. Dans cette forme-philosophie est incluse en particulier de la subjectivité dont l’apparaître phénoménal en-Un est le tissu de l’effet de sujet ce qui exclut l’automatisme.

Cette exclusion est l’objection constante que rencontre l’intelligence artificielle auprès de ses objecteurs. Les réponses de celle-ci peuvent donc être reprises au compte de la non-philosophie.

De même, dire que “C’est la transcendance en général qui exclut sa réduction à un algorithme” ne rend pas compte du fait que c’est pourtant ce que font toutes les ” logiques ” qui essayent de trouver des formes de différents états du monde et des opérations de transformation.

Une question suivante consiste à se demander si c’est la machine qui imite la conscience ou la conscience qui imite la machine ?

Comme l’Homme-en-personne a une passivité qui renforce son aspect “mécaniste”. L’Identité-en-personne ressemble à une machine sans en être une, car L’immanence radicale aussi est vide de subjectivité mais pas de vécu.

En revanche, si “vécu” est “mémoire et inscription en fonction d’une pratique” alors les machines ont également un “vécu” ! Mais une machine est elle un automate ? Où plus exactement, comme l’Homme n’est pas seulement un automate, la machine est-elle seulement un automate ? Si son destin est inscrit dans le discours qu’est son “programme” n’est il pas possible de penser une machine qui est un “certain pouvoir sur son programme” ? En pratique, il existe depuis de nombreuses années des machines capables de s’auto-programmer - au moins en partie -. Mais si elle est auto-mate, cela lui dénie t’elle la possibilité d’être aussi, uni-matique ? Car qu’est-ce qui empêche une pratique-en-identité d’un discours (programme) qui décrirait une posture adéquate ?

Nous savons que l’Homme est nécessaire comme présupposé, et nous pouvons dire tout ce qui vient de la philosophie ou la suppose est de l’ordre du Réel au moins comme symptôme, ce qui vient de la logique et de la nécessité est de l’ordre de l’identité. Car l’Homme-en-personne est an-axiomatique ou an-hypothétique.

La non-philosophie ne suppose pas -seulement- le vrai, mais le Réel et presque assurément, la non-philosophie ne suppose rien du vrai qui ne soit pas réel ! et le Réel n’est ni vrai ni faux, il est “immanence radicale” ! Si l’on ne peut pas dire qu’il y a un “effet sur Gödel”, on peut sans doute conclure des rapports de la non-philosophie au vrai et au faux, que Gödel ne peut s’y appliquer ! si le Réel n’est ni vrai, ni faux ou “et vrai et faux” alors aucun des 2 théorèmes n’a de sens.

* “Dans tout système formel consistant contenant une théorie des nombres finitaires relativement développée, il existe des propositions indécidables”

Seulement en non-philosophie nous ne pouvons plus être dans un système formel consistant (même s’il ne s’agit pas non plus d’un système inconsistant, la consistance n’étant niée que pour le Réel)

* “La consistance d’un tel système ne saurait être démontrée à l’intérieur de ce système”

ne s’applique donc pas non plus et donc la non-philosophie pourrait bien pouvoir être démontrée avec seulement des arguments non-philosophiques, même si à l’heure actuelle ce n’est pas encore réalisé, son formalisme n’étant pas encore suffisant.

Si l’on peut dire que l’Homme-en-personne n’est pas un auto-mate. C’est à la rigueur un uni-mate et la pratique non-philosophique est, elle assurément, un uni-mate. On doit commencer par distinguer entre les deux formes d’automatisme, la philosophique et la logique, et une forme minimale qui est plutôt uni-matique. A la dualité du mélange philosophique s’oppose la dualité du métalangage logique, la non-philosophie est peut-être ce qui unifie ces deux pratiques. Les axiomes tiennent du métalangage et de l’interprétation, l’Identité humaine elle-même se sait séparée de la machine comme du reste.

Mais cette “connaissance” est-elle autre chose qu’une hallucination (de même type que l’hallucination philosophique) ? Peut-elle être en quoi que ce soit fondée “en Réel” ? La machine pourrait être une obsession qui se projetterait sur l’Homme-en-personne, ce qui repose le problème soulevé par Turing dans “intelligent machinery” : Comment évaluer le jugement qui détermine la machinité ou non de l’esprit. Comment s’assurer de l’indépendance du juge quand celui-ci est partie (puisque celui-ci est nécessairement humain) Il vaudrait peut être mieux remplacer ici le mot “machine” par le mot “automate” et laisser à la machine l’ouverture donnée par Turing. La machine devenant ainsi : “Ce dont la pratique peut être décrit par un discours (écrit)”



Leave a response

Your response: