3rd sept, 2007

I.1.6 Discret et continu (en forme de conclusion)

Nous voyons maintenant que la distinction entre discret et continu n’est plus si significative.

Les Entiers sont des unités discrètes en quantité in-finies (pour les mathématiques classiques comme pour la machine).

Si on défini les Réels de la machine comme « tout nombre formé de l’addition d’un entier et d’une coupure sur le segment [0,1[ » ou encore plus classiquement par « tous nombres representables dans une base donnée sur l’espace IN des entiers concaténé a un nombre représentables sur l’espace [0,1[ » - ce qui en définitive correspond à la production de la machine décrite dans cet article – alors on voit que le continu, défini comme :

« Est continu ce qui autorise toujours une coupure entre deux coupures »

n’est qu’un cas particulier de discret.

Le Discret ne s’oppose plus au continu !

Ce qui défini un « est encore continu » et non plus un « absolument continu » qu’il n’est plus possible de prouver sans arriver à discontinu qui prouve l’inverse.

Pour la machine, le continu n’est plus lié au non dénombrable (et donc à l’irreprésentable).

Le discret – la coupure – n’est plus qu’une borne à une pratique continue in-finie.

La pratique de la machine peut bien prendre toutes les valeurs « représentables dans une base donnée » entre deux coupures.

La définition classique du continu est donc bien respectée.

En revanche : l’hypothèse du continu de Cantor « il n’existe aucun ensemble dont la cardinalité est supérieure aux Entiers Naturels et inférieur aux Réels. » devient problèmatique.



Responses

Ce caractère problématique de l’hypothèse de Cantor ne vient-elle pas du fait qu’il n’y a pas, pour la machine, de cardinalité autre que dénombrable (ou finie) - cf. I.1.4. ?
Dt autrement : l’hypothèse de Cantor est fausse ?

N’y a t’il pour la machine d’autres cardinalités que de dénombrables ?
Des exemples donnés jusqu’a présent nous pouvons seulement tirer la conclusion que les cardinalités “représentables” sont dénombrables.

Mais sans mégoter, la pratique de la non-philosophie n’est pas de dénier aux philosophies (et les mathématiques comme “décisions” et pratiques sont des philosophies) leur propre pratique.

La machine n’utilisant pas la même définition de l’infini, ne peut RIEN dire des mathématiques. elle ne peut que pratiquer des matériaux mathématiques et produire une mathématique-fiction.

Mmmmh, c’est puissant, ça.

En ce sens elle n’est pas plus méta(méta)mathématique que la non-philosophie n’est méta-philosophique.

En quoi alors le fait que l’hypothèse du continu ne s’applique pas à la machine (article suivant) ne rend pas cette hypothèse tout simplement inutile plutôt que fausse, comme je le disais précédemment.

Ou plutôt : en quoi l’hypothèse du continu engendre-t-elle une fiction mathématique ? C’est l’usage du matériau “hypothèse du continu” que j’ai du mal à comprendre ici. Ou bien n’est-ce pas un matériau que la machine travaille ? C’est idiot, comme question (maybe !) ?

Je ne suis pas bien sûr de comprendre la question.
Pour savoir que l’hypothèse ne s’applique pas encore faut il l’étudier dans le contexte de la machine…
et oui… il s’agit d’un matériau, comme la dénombrabilité, la définition des réels ou toute définition, axiome, objet des mathématiques…
mais il ne faudrait pas confondre fiction avec fausseté !
la pratique de la machine est une fiction car bien qu’utilisant en toute rigueur les matériaux des mathématiques, elle ne peut en revendiquer les résultats “comme mathématiques”.
on pourrait la définir comme “non standard” si le terme n’était pas déjà pris…

c’est essentiellement en raison du statut de l’infini qui passe continuement du discret au continu en non-philosophie alors qu’il est compris comme infiniment infini pour Nicolas de cues. 

[…] séquences distinctes et contiguës. (Nous avions cependant montré il y a quelques temps, que le discret et le continu ne s’opposent pas […]

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