La démonstration de la dénombrabilité des Réels « représentables », n’apporte cependant pas la preuve que la totalité du segment [0,1[ est atteinte par les coupures. En réalité, il est même assez aisé de démontrer le contraire en exerçant les coupures exactement dans le milieu et non environ dans le milieu. (Comme il a été signalé dans un des commentaires).
Certains segments ne sont pas atteints dans une base donnée d’avance (excepté la base in-fini, comme nous allons le voir).
Base entière n
Ces nombres – jamais désignés par une coupure, mais présents dans les nombres incertains ‘.x…’ - ne seront jamais représentés par la suite de symboles d’une base entière n particulière (nous appellerons ‘base entiere n’ toute base dont les nombres sont représentés par un nombre entier de symboles correspondant à cette base (2 symboles en binaire, 8 en octal, 10 en décimal, 16 en hexadécimal…)). Pour pouvoir les représenter tout de même, il faudra donc sortir de cette base.
Base dichotomique ou fractionelle
Puisque dans une base entière n, il y a n-1 coupures, pour atteindre un nombre non représentable dans cette base, il faut augmenter localement le nombre de coupures. L’augmentation locale de la base, implique l’usage sur cette section d’un nombre supérieur de symboles. Mais comme cet usage ne se fait pas sur l’ensemble, mais seulement sur un sous-segment particulier, nous ne somme plus ni dans la base entière d’origine, ni dans la base entière n+1. Nous sommes dans une base “n.m” où m représente la nouvelle base locale.
Comment garantir que cette nouvelle base permet bien d’atteindre n’importe quel identifié à l’avance et absent de la représentation d’origine ? Il me semble que le plus simple est d’étudier la base in-finie : Tout nombre donné pouvant être approché par dichotomie.
Base in-finie
La base in-finie est la généralisation de la base dichotomique. Chaque segment est coupé en 2, puis 3, puis 4 etc… Chaque nouveau segment étant recoupé de même.
Chaque segment tend donc vers epsilon. Tout nombre désigné sur l’espace [0,1[ peut donc être trouvé à epsilon près (ce qui est la définition classique d’un Réel classique).